Depuis de nombreuses années notre pays perd des parts de marché, mais plus grave encore nous perdons de nombreux petits et très petits exportateurs.
Seulement un peu plus de 100 000 entreprises françaises exportent sur un potentiel de 250 à 300 000.
Les raisons de cette situation sont connues, elles sont à la fois structurelles et psychologiques.
- L’export à toujours était considérer comme réservé aux grands groupes et à des P.M.E d’une certaine taille, d’ailleurs l’aide publique a été organisée en fonction de cela depuis des années.
- Le tissu industriel de notre pays est essentiellement basé sur des T.P.E (-20 salariés) 80 % de nos entreprises, 87% de nos exportateurs.
- L’absence de soutien adapté aux besoins réels des petites et très petites entreprises, ce qui est paradoxal, puisque nous soutenons massivement la création d’entreprise mais nous ne soutenons pas leur développement. Exemple les T.P.E et en particulier les primo exportateurs, sont exclus de l’assurance couvrant le risque d’impayé à l’export du fait des minima de primes ou de chiffre d’affaires imposés par les compagnies d’assurance.
- Les responsables de l’aide publique ne connaissent pas la réalité du quotidien d’un petit chef d’entreprise où les problèmes majeurs sont la disponibilité car un « petit patron » "c’est un homme ou une femme à tout faire" avant tout chose. La gestion de la trésorerie car dans une T.P.E les échéances se font pas parfois à 1 000 € près.
- Mais aussi les manques de visibilité économique et commerciale ne leur permettant pas de s’engager sur un investissement export à moyen terme.
La CAPEX a deux objectifs principaux :
- L’accessibilité pour tous à la couverture du risque d’impayé à l’export (ou assurance crédit export) sans minimum de chiffre d’affaires ou de prime.
- La mutualisation des moyens commerciaux qu’ils soient humains ou matériels.